Reproductive Health (Français)

Français

Santé reproductive

Assurer l’accès à la santé et aux droits sexuels et reproductifs

En 1994, lors de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD), les gouvernements du monde entier, ont reconnu que l’accès à la santé sexuelle et reproductive ainsi que la protection des droits reproductifs constituent des stratégies essentielles pour améliorer les vies de toute la population.  Une stratégie fondamentale visant à réaliser les OMD consiste à assurer l’accès universel aux services de santé sexuelle et reproductive pour tous d’ici 2015.   En 2006, l’Assemblée Générale des Nations Unies a intégré l’accès universel à la santé reproductive d’ici 2015 aux cibles du Développement pour le millénaire définies par la communauté internationale. 

Les besoins de contraception ne sont pas satisfaits pour plus 137 millions de femmes à travers le monde. [1]

Des 210 millions de grossesses survenant chaque année, près de 80 millions ne sont pas prévues.  Cela conduit à environ 20 millions d’accouchements à risques, ce qui cause 68 000 décès chaque année. [2] 

La plupart du temps, l’activité sexuelle débute à l’adolescence, et pourtant la majorité des jeunes n’ont pas accès aux programmes de prévention.  [3]

Une grossesse sur dix se termine par un avortement à risques. [4]

En Afrique, les besoins en matière de contraception ne sont pas satisfaits pour une femme mariée en âge de procréer sur 5 (22%).  Ce besoin non satisfait est plus élevé chez les femmes âgées de 15 à 24 ans en ce qui concerne celles qui sont mariées.  [5]

Plus de la moitié de l’ensemble des femmes en âge de procréer dans les pays en voie de développement, soit environ 818 millions de femmes, souhaitent éviter la grossesse.  Au total, les besoins en matière de contraception moderne ne sont pas satisfaits pour 215 millions de femmes.

Le niveau actuel de contraception empêche 188 millions de grossesses non planifiées, ce qui conduit à 112 millions avortements en moins, 1.1 million décès de nouveau-nés en moins et 150 000 morts maternelles en moins.  [6]

Environ 52% des personnes âgées de plus de 15 ans vivant avec le VIH sont des femmes. [7]

Les femmes âgées de 15 à 24 ans sont trois fois plus susceptibles d’être infectées par le VIH que les hommes du même âge.  En Afrique subsaharienne, les femmes du même groupe d’âge ont huit fois plus de chances d’être contaminées que les hommes.  [8]

Environ 370 000 personnes ont contracté le VIH en raison de la transmission de la mère à l’enfant en 2009.  [9]

Au moins deux tiers de l’ensemble des infections sexuellement transmissibles surviennent chez les hommes et les femmes âgés de moins de 25 ans.  Nombre d’infections sexuellement transmissibles ont un impact sur la grossesse et certaines sont transmises aux fœtus ou nouveau-nés.  [10]

Les coûts d’une santé sexuelle et reproductive de faible qualité

A travers le monde, on estime à 250 millions d’années le nombre d’années de vie productive perdues chaque année en raison de problèmes de santé reproductive.  [11]

L’investissement dans le planning familial et les services de santé maternelle et néonatale permettrait de sauver des vies et coûterait 1.5 milliard de dollars de moins que la seule offre de services de santé maternelle et néonatale.  [12]

D’après une étude menée sur le sujet, l’impact économique de la mortalité maternelle et néonatale représente 15 milliards de dollars chaque année à travers le monde en termes de productivité perdue, la moitié de cette somme est liée aux femmes et l’autre moitié aux nouveau-nés.  [13]

Les problèmes de santé maternelle sont à l’origine de la plupart des 4 millions de morts de nourrissons survenant durant le premier mois de leur vie.  [14]

Des solutions pratiques

L’éducation peut permettre d’informer les femmes sur leur corps et leur offrir d’autres possibilités à part la grossesse.  Sur 163 millions de jeunes illettrés dans le monde, 63% sont des femmes.  [15]

Le fait de répondre aux besoins non satisfaits en matière de planning familial pourrait réduire le nombre de morts maternelles de deux tiers à travers le monde, pour le faire passer de 356 000 à 105 000.  [16]

L’accès à la contraception d’urgence réduit les grossesses non planifiées ainsi que les avortements.

Le traitement des mères séropositives de même que de leurs enfants est l’approche la plus rentable, car les enfants orphelins de mère ont peu de chances de survivre jusqu’à l’âge adulte. 

L’investissement dans une santé reproductive complète – accès à la contraception, conseils en matière de planning familial, services d’avortements sans risques – est rentable.  Les femmes et les jeunes filles sont plus à même d’accéder à l’éducation, de s’impliquer davantage dans la communauté et d’être plus productives dans le monde du travail si elles ont accès à des services de santé.

Les études de l’OMS montrent que l’éducation sexuelle permet de retarder le début de l’activité sexuelle et d’accroître les pratiques sexuelles plus sûres.  [17]

La réduction de l’inégalité des genres et la responsabilisation des femmes est favorable à la santé reproductive et maternelle.  Les femmes instruites ont plus de chances d’accéder à des services de santé maternelle et reproductive que celles qui n’ont pas bénéficié d’une éducation scolaire.  [18]

Pour plus d’informations

Focalisons-nous sur le 5: la santé des femmes et les OMD

Cibler la pauvreté et l’inégalité entre les genres pour améliorer la santé maternelle

Adding It Up: The Costs and Benefits of Investing in Family Planning and Maternal Newborn Health (Faire le bilan: le coût et les bénéfices de l’investissement dans le planning familial et la santé maternelle et néonatale)


Références:

[1] Smith et al. Family Planning Saves Lives. (Le planning familial sauve des vies) 4è édition. Population Reference Bureau, 2009, p. 4. 

[2] OMS, Unsafe Abortion—Global and Regional Estimates of the Incidence of Unsafe Abortion and Associated Mortality in 2003, (Avortement à risques – Estimations globales et régionales de l’incidence de l’avortement à risques et la mortalité en 2003) 5è édition, 2007.

[3] UNFPA, Etat de la population mondiale, (Consulté le 11/5/2008).

[4] Ibid.

[5] Alan Guttmacher Institute & IPPF, Facts on Satisfying the Need for Contraception In Developing Countries, (Les faits sur la réponse au besoin de contraception dans les pays en voie de développement), novembre 2010.

[6] Ibid.

[7] ONUSIDA, Rapport ONUSIDA sur l’épidémie mondiale de SIDA 2010 p. 23.

[8] Ibid.

[9] Ibid, p.9.

[10] Mullick, S et al. Sexually transmitted infections in pregnancy: prevalence, impact on pregnancy outcomes, and approach to treatment in developing countries. (Les infections sexuellement transmissibles durant la grossesse: prévalence, impact sur la grossesse et approche adoptée pour les traitements dans les pays en voie de développement) Sex Transm Infect 2005; 81: 294-302.

[11] UNFPA, Etat de la population mondiale, 2005.

[12] Alan Guttmacher Institute & IPPF, Facts on Investing in Family Planning and Maternal and Newborn Health, (Les faits sur la réponse au besoin de contraception dans les pays en voie de développement), novembre 2010.

[13] USAID, “USAID Congressional Budget Justification FY2002: Program, Performance, Prospects – The Global Health Pillar,” “Justification du budget parlementaire année fiscal 2002: programme, performance, perspectives”, 2001.

[14] Alan Guttmacher Institute & UNFPA, “Adding It Up: The Costs and Benefits of Investing in Family Planning and Maternal and Newborn Health,” ("Faire le bilan: le coût et les bénéfices de l’investissement dans le planning familial et la santé maternelle et néonatale")
2009, p. 13.

[15] UNFPA, Etat de la population mondiale, 2005.

[16] Alan Guttmacher Institute & IPPF, Facts on Investing in Family Planning and Maternal and Newborn Health, (Les faits sur la réponse au besoin de contraception dans les pays en voie de développement), novembre 2010.

[17] Baldo M, et al. “Does Sex Education Lead to Earlier or Increased Sexual Activity in Youth? “L’éducation sexuelle conduit-elle à une activité sexuelle prématurée ou accrue chez les jeunes ? » Présenté lors de la neuvième conférence internationale sur le SIDA à Berlin », 6-19 juin 1993.  Genève, OMS, 1993.

[18] Paruzzolo, S, et al. “Targeting Poverty and Gender Inequality to Improve Maternal Health,” (« Cibler la pauvreté et l’inégalité entre les genres pour améliorer la santé maternelle ») ICRW & Women Deliver, 2010.

 
 
 

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