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Misez sur les Femmes – Cela Vaut la Peine!1

Les femmes en bonne santé servent leurs familles, leurs communautés et les nations.

  • Le travail non rémunéré des femmes au foyer et à la ferme équivalent à environ un tiers du Produit National Brut du monde.
  • Les revenus des femmes ont plus de chances d’être consacrés à la nourriture, à l’éducation, aux médicaments et à d’autres besoins de la famille.
  • La mort ou les handicaps d’une mère accroissent non seulement les taux de décès et de maladies chez les enfants, mais elles détruisent aussi les familles, et entraînent la déscolarisation des enfants et réduisent la productivité économique des foyers et des communautés.
  • Les femmes sont les seules sources de revenu pour 25 à 33 pourcent des foyers.
  • En 2001, l’Agence Internationale des Etats-Unis pour le Développement a estimé l'impact économique global de la mortalité maternelle et néonatale à 15 milliards de dollars US de pertes de production annuelles – la moitié étant liée aux femmes et l'autre moitié aux nouveaux-nés.

Le retour sur investissement sur les femmes est énorme

  • L'investissement dans l'éducation des filles une année de plus au-delà de la moyenne donne un coup de fouet à leurs salaires éventuels en les augmentant de 10 à 20 pourcent.
  • L'investissement dans l'éducation secondaire des jeunes femmes génère des salaires de 15 à 25 pourcent, selon l'économiste de Yale Paul Schultz.2
  • Les crédits accordés aux femmes augmentent deux fois plus la consommation des foyers que les emprunts effectués par les hommes.
  • La mise à disposition de services et d'équipements obstétriques d'urgence afin de sauver les vies des femmes promeut également la capacité à effectuer des opérations et transfusions en cas d'accidents et d’autres urgences.
  • L'investissement dans les services de planification familiale réduit les taux de grossesses non désirées, ce qui réduit les avortements à risques et les coûts des soins sanitaires.
  • Dans certains pays à revenus faibles ou moyens, les hôpitaux dépensent jusqu’à la moitié de leurs budgets obstétriques et gynécologiques en vue du traitement des femmes souffrant des complications liées à un avortement à risque.
  • Une étude de la Banque Mondiale datant de 1993 a montré que les soins prénatals et obstétriques ainsi que la planification familiale figuraient parmi les six interventions sanitaires les plus rentables pour les pays à faible revenu.

En misant sur les femmes, on favorise un "cercle vertueux"

  • Les femmes éduquées qui travaillent et ont un revenu, sont advantage susceptibles de recourir aux systèmes de soins sanitaires.
  • Une étude a montré que les femmes sans emploi ont quatre d'être victimes de mortalité maternelle que les femmes active, et de subir des complications de santé maternelle ou de maladies après avoir accouché.
  • Les femmes qui ont recours aux services de santé maternelle, ont plus de chances d’utiliser d’autres services de santé reproductive, tels que le dépistage et le traitement du VIH/SIDA ainsi que la planification familiale.
  • Les femmes qui bénéficient de services de soins maternels sont plus susceptibles d'être vaccinées et de faire vacciner leurs enfants.
  • La situation professionnelle est plus importante pour l'amélioration de la santé maternelle que la situation économique générale du foyer, probablement parce que le travail rémunéré contribue à accroître le pouvoir des femmes sur les ressources du foyer.

L'investissement nécessaire est à portée de main.

  • De nombreux rapports estime que l'ensemble de services essentiels à l'amélioration notable de la santé maternelle coûterait moins de 1.50 dollars US par personne dans les 75 pays où 95 pourcent des morts maternelles surviennent.
  • L'Organisation Mondiale de la Santé a évalué l'assistance internationale pour le développement en faveur de la santé maternelle et néonatale, à une somme totale de 530 millions de dollars US en 2004. L'OMS a estimé qu’elle devrait être dix fois plus élevée (5.5 milliards de dollars US par an) pour atteindre l’OMD 5, d’ici 2015, dans les 75 pays où 95 pourcent des morts maternelles surviennent.
  • Les prévisions suggèrent que ces besoins de financement pourraient être satisfaits si les pays investissaient 15 pourcent de leurs budgets nationaux en matière de santé et si l’aide au développement officielle augmentait pour atteindre 0.7 pourcent du Produit National Brut dans les pays de l'OCDE.
  • Cette somme représente seulement 0.016 pourcent du Produit National Brut global et 2 pourcent de l'aide, ce qui est tout à fait à la portée des pays donateurs. Et elle rapporterait trois fois plus pour la productivité maternelle et néonatale qui serait perdue autrement.


1. Figures in this fact sheet, except where indicated, from K. Gill, R. Pande and A. Malhotra, "Women Deliver for Development," International Center for Research on Women, Washington DC, July 24, 2007, pp. 37-41.
2. These two points on education from B. Herz & G. Sperling, "What Works in Girls' Education: Evidence and Policies from the Developing World," Council on Foreign Relations, New York, 2004, pp. 3-6.

 
 
 

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