HIV and AIDS (Francais)

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VIH et SIDA

Combattre le VIH et le SIDA

OMD 6: Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies.  

Le SIDA a le visage d’une femme.  Le VIH se propage plus vite chez les femmes.  Les facteurs culturels ont un impact sur la pandémie mais les interventions ciblant les femmes pourraient contribuer à faire ralentir la propagation du VIH.

Un coup d'œil sur les faits

Selon les estimations, sur les 33.4 millions de personnes vivant avec le VIH, 47% sont des femmes – près de 16 millions de personnes – et la moitié des infections touchent les femmes. 1

A l’échelle mondiale, plus de 60% des jeunes vivant avec le VIH sont des jeunes femmes. 2 En 2008, environ 4.9 millions de jeunes vivaient avec le VIH dans les pays en voie de développement: 3.23 millions de jeunes femmes et 1.64 million de jeunes hommes. 3  En Afrique subsaharienne, les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans sont 8 fois plus susceptibles d’être séropositives que les hommes. 4  Les jeunes femmes qui ont des partenaires sexuels ayant 10 ans de plus qu’elles voire plus, ont 2 à 4 fois plus de chances d’être infectées que les jeunes hommes ayant des partenaires du même âge ou ayant un an de plus qu’eux.5

Dans pratiquement tous les pays d’Afrique subsaharienne et certains pays caribéens, la majorité des personnes vivant avec le VIH, sont des femmes, surtout les jeunes filles et les femmes âgées de 15 à 24 ans. 6  Dans la région des Caraïbes, les jeunes femmes ont 2.5 fois plus de chances d’être infectées par le VIH que les hommes. 7  La vulnérabilité des femmes et des jeunes filles face au VIH reste particulièrement élevée en Afrique subsaharienne; près de 76% de l’ensemble des femmes séropositives vivent dans cette région; 13 femmes sont infectées pour 10 hommes infectés en Afrique subsaharienne.8

Les femmes sont plus vulnérables que les hommes à l’infection par le VIH – pour des raisons d’ordre biologique, économique et culturel (telles que la discrimination, l’inégalité entre les genres et la violence).9

Selon un rapport de l’UNFPA publié en 2005, environ 8% des femmes enceintes et 16% des travailleuses du sexe du monde entier parvenaient à bénéficier des efforts de prévention.10

Les facteurs culturels influent sur la pandémie

La stigmatisation du SIDA constitue un obstacle majeur à son éradication surtout pour les femmes qui évitent les dépistages et les traitements de peur d’être abandonnées, de subir des violences ou d’être victimes d’ostracisme. 

Les jeunes femmes sont particulièrement vulnérables par rapport à l’infection étant donné qu’elles ont un accès limité aux ressources sur lesquelles elles n’exercent quasiment aucun de contrôle.  Leur prédisposition à l’infection rend le travail du sexe et les rapports sexuels intergénérationnels plus courants, ce qui accroît par la même occasion, les risques d’infection. 11 En Afrique, la prévalence du VIH est plus élevée chez les femmes âgées qui sont divorcées, séparées ou veuves (en comparaison avec les femmes célibataires, mariées ou celles qui sont en concubinage).  Cela peut s’expliquer par le fait que leur séropositivité soit à l’origine de leur situation de veuve ou de femme divorcée.

Dans beaucoup des pays les plus sévèrement touchés, les discussions franches sur l’égalité des genres, la prévention du VIH, la contraception ou toute autre question liée au sexe est tabou, et pourtant le fait d’ignorer la séropositivité est synonyme de mort - à la fois pour les personnes infectées et pour leurs partenaires.  Seuls 5% de l’ensemble des personnes séropositives à travers le monde ont connaissance de leur situation. 12

Bien qu’une personne meurt du SIDA toutes les 11 secondes, une personne est infectée par le VIH chaque six seconde – par conséquent, le nombre total d’infections est en train d’augmenter.13

Les femmes séropositives se voient souvent refuser le droits aux soins, aux informations et aux services permettant de prévenir la grossesse et la transmission du VIH car les professionnels de la santé supposent ou croient qu’elles n’ont pas de relations sexuelles ou qu’elles n’auront pas (ou ne devraient pas) avoir d’enfants.  Il s’agit là d’une violation de leurs droits humains. 

Dans beaucoup de pays, le fait d’avoir des relations sexuelles avec plusieurs femmes est signe de virilité masculine et de prestige.  Lorsque les relations extra maritales sont communes, le mariage peut accroître les risques encourus par les femmes en matière de VIH. 

Les interventions ciblant les femmes peuvent faire ralentir la propagation du VIH

Pour une fille, chaque année d’éducation réduit les risques d’infection par le VIH.14

Les chiffres relatifs à la connaissance du VIH/SIDA varient selon les pays.  Bien que les connaissances se soient légèrement améliorées chez les femmes entre 2000 et 2008, les défis restent majeurs.   Chez les jeunes hommes, les chiffres relatifs à la connaissance précise du VIH/SIDA sont systématiquement plus élevés et ce, dans toutes les régions du monde.15  Une enquête portant sur 24 pays d’Afrique subsaharienne a montré que deux-tiers des jeunes femmes ne comprenaient pas comment le VIH se transmettait.  Les hommes pour leur part, sont plus au fait de la question.16 Les jeunes vivant dans les pays à revenus faibles ou moyens ne bénéficient pas d’une éducation adaptée en ce qui concerne le VIH et le SIDA : en moyenne, 31% des jeunes et 19% des jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans jouissent des connaissances exhaustives et correctes, bien loin des cibles visées.17

La plupart des gens deviennent sexuellement actifs pendant l’adolescence, et pourtant les jeunes n’ont en général pas accès aux programmes de prévention.18

Le planning familial et les établissements où sont dispensés les soins maternels représentent souvent le seul contact d’une femme avec le système sanitaire d’un pays en voie de développement, mais les approches « verticales » privilégiées par les bailleurs de fonds, qui limitent les financements destinés au VIH/SIDA, ont conduit à l’apparition de systèmes de soins parallèles dans certaines régions.  Cela s’avère inefficace et contribue à renforcer les stigmates et crée un corps d’agents sanitaires qui ne s’impliquent pas pour répondre aux besoins fondamentaux. 19

Moins de la moitié des pays déclarent avoir un budget spécifique pour les programmes liés au VIH ciblant les femmes et les filles. 20

L’accès aux services destinés à la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant s’est développé entre en 2008 et 2009, néanmoins peu de femmes enceintes vivant avec le VIH font des tests de dépistages pour leur propre santé.  La part des femmes enceintes dont les résultats tests de dépistage du VIH sont positifs et qui ont fait l’objet d’une évaluation pour savoir si elles pouvaient bénéficier d’un traitement antirétroviral pour leur propre santé, a augmenté et elle est passée de 34 à 51%.  Seules 15% des femmes enceintes vivant avec le VIH, dont la séropositivité est détectée lors de l’accès aux services de santé maternelle et infantile ont également obtenu un traitement antirétroviral en même temps.21

Les programmes visant à la prévention de la transmission du VIH de la mère vers l’enfant doivent traiter à la fois la mère et l’enfant dans un souci de respect des droits humains.

En sauvant les femmes, on sauve la prochaine génération

Le traitement des mères séropositives et de leurs enfants constitue l'approche la plus rentable étant donné que les enfants orphelins de mère ont bien moins de chances de survivre jusqu’à l'âge adulte.

Dans les pays à haut revenus, l’accès à la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PMTCT) a réduit les taux d’environ 2%.  Cependant dans les pays à faible ou moyen revenus, seulement 45% des 1.4 million de femmes (estimation) vivant avec le VIH ont obtenu des traitements antirétroviraux en 2008. 22

Environ 2.1 millions d’enfants âgés de 15 ans ou plus jeunes vivaient avec le VIH en 2008. 23 En 2008, selon les estimations, environ 17.5 millions d’enfants avaient perdu un voire deux parents à cause du SIDA ; 14.1 millions d’entre eux vivaient en Afrique subsaharienne.24 Des 16.6 millions d’enfants âgés de 0 à 17 ans qui ont perdu leurs parents en raison du VIH, 90% vivent en Afrique subsaharienne.25

Pour des informations complémentaires

·         ONUSIDA, Rapport ONUSIDA sur l’épidémie mondiale du SIDA 2010

·         HIV Prevention Now – UNFPA Programme Briefs (Prévention du VIH maintenant – dossiers sur les programmes)

·         UNAIDS Gender & AIDS fact sheets(Fiches d’informations sur le Genre et le SIDA d’ONUSIDA)

Références

1. ONUSIDA et OMS “AIDS Epidemic Update, 2009” « Actualité de l’épidémie du SIDA, 2009 » novembre 2009 (consulté le 1/12/2010)
2. UNICEF,
Progrès pour les enfants : réaliser les OMD avec équité” numéro 9, septembre 2010 (consulté le 1/12/2010) p 32
3. UNICEF,
Progrès pour les enfants : réaliser les OMD avec équité” numéro 9, septembre 2010 (consulté le 1/12/2010) p 32
4. ONUSIDA,
“Global Report—UNAIDS Report on the Global AIDS Epidemic 2010“Rapport global – rapport d’ONUSIDA sur l’épidémie globale du SIDA 2010” (consulté le 1/12/2010)
5. UNICEF,
Progrès pour les enfants : réaliser les OMD avec équité” numéro 9, septembre 2010 (consulté le 1/12/2010) p 33
6. ONUSIDA
“Global Report—UNAIDS Report on the Global AIDS Epidemic 2010“Rapport global – rapport d’ONUSIDA sur l’épidémie globale du SIDA 2010” (consulté le 1/12/2010)
7. UNFPA
“Agenda2010. (Consulté le 1/12/2010).
8. ONUSIDA Global Report Fact Sheet: sub-Saharan Africa « Fiches d’information du rapport global : Afrique subsaharienne » (Consulté le 1/12/2010).
9. World Health Organization, “Women and HIV/AIDS” “Les Femmes et le VIH/SIDA” 2007, (Consulté le 3/10/07)
10. UNFPA, p. 37
11.
UNICEF Progrès pour les enfants : réaliser les OMD avec équité” numéro 9, septembre 2010 (consulté le 1/12/2010)p 33
12.
UNFPA, p. 40
13. UNFPA, p. 52
14. Herz, Barbara, and Sperling, Gene B., What Works in Girls' Education: Evidence and Policies from the Developing World, (Ce qui fonctionne dans l’éducation des filles: résultats et politiques du monde en développement), Council on Foreign Relations, New York, 2004, p. 5
15.
UNICEF, Progrès pour les enfants : réaliser les OMD avec équité” numéro 9, septembre 2010 (consulté le 1/12/2010) p 3
16. UNICEF,
Progrès pour les enfants : réaliser les OMD avec équité” numéro 9, septembre 2010 (consulté le 1/12/2010) p. 5 and 11
17. UNICEF,
Progrès pour les enfants : réaliser les OMD avec équité” numéro 9, septembre 2010 (consulté le 1/12/2010) p 34
18.
UNFPA, p. 52
19. Garrett, Laurie, "The Challenge of Global Health," (“Le défi de la santé globale) Foreign Affairs, Council on Foreign Relations, New York, Jan-Fév. 2007
20.
ONUSIDA et OMS “AIDS Epidemic Update, 2009” « Actualité de l’épidémie du SIDA, 2009 » novembre 2009 (Consulté le 1/12/2010)
21. ONUSIDA
“Rapport global – rapport d’ONUSIDA sur l’épidémie globale du SIDA 2010”” (Consulté le 1/12/2010)

22. UNICEF,
Progrès pour les enfants : réaliser les OMD avec équité” numéro 9, septembre 2010 (consulté le 1/12/2010)
23. UNICEF,
Progrès pour les enfants : réaliser les OMD avec équité” numéro 9, septembre 2010 (consulté le 1/12/2010) p 36
24. UNICEF,
Progrès pour les enfants : réaliser les OMD avec équité” numéro 9, septembre 2010 (consulté le 1/12/2010), p 36
25. ONUSIDA
“Global Report—UNAIDS Report on the Global AIDS Epidemic 2010“Rapport global – rapport d’ONUSIDA sur l’épidémie globale du SIDA 2010 (Consulté le 1/12/2010)

 
 
 

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